A l’Emporte-pièce
A l'emporte-pièce,
Un lacis dévoyé, un dessous d'onde
Une viole de gambe et deux ictères
Le devenir cahoteux du pli qui courbe,
De l'essaim devenu un.
Au dos,
La texture illicite d'un a-texte :
" Je est l'échine et toi la voûte
Nous inclinons vers soi "
Mais soi, est-ce nous ?
---------------------------L'incompressible rumeur d'un réel attenant...
Soudain, un déhanchement
Dans la nuit peureuse, un, deux filets de jour
Des empreintes partout, un désir inassouvi
Je et l'amant avancent à petit pas,
Dérobent l'étoilée, son manteau hivernal,
Ses peaux et miasmes
Tout l'univers.
A l'emporte-pièce,
Un trait singeant la foule,
Mêlant opium et prose
Des douves feutrées,
L'espace d'un nerf qui arrache au temps,
Un descriptible qui tangue, saisit, s'énonce et chute…
Il n'y a plus rien, - personne n'a dit
Je est qui sommes la voûte et l’assommoir,
---------------------------------------------------Ce désert ébloui nous regarde.
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