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Marianne Chabadi, chansons, poèmes et autres textes





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Marianne Chabadi




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Il me semble que ma démarche est essentiellement humaine. J’ai commencé à écrire parce que j’estimais que les gens ne ressentaient pas assez, ils pensaient surtout. Je voulais qu’ils ressentent de l’intérieur cette pureté des émotions, certes souvent envahissantes mais saisies sur l’instant elles ne sont qu’un miroir fugitif étrangement libérateur lorsque les sentiments sont dits. Les poèmes, les chansons, avec leurs mots simples prenant au cœur me sont apparus comme de dignes porteurs de vérités. Il fallait que le langage soit pur. S’il se complique parfois dans mes écrits, c’est que l’humain aussi a sa part de complexité jusqu’à l’insondable. Mais la légèreté revient toujours, elle est même venue à moi à travers la pratique de zazen. C'est une partie orientale de moi, un soutien, un socle qui me tient et m'équilibre, une immensité où je respire. Quand je suis assise à l'intérieur de moi, le zen apporte à ma vie ce qu'il faut pour que je la continue, en écrivant.
Ce qui m’intéresse actuellement dans ma création littéraire, c’est le partage des arts. Un art rend un autre art plus beau ou le complète, tout comme un humain peut rendre un autre humain plus « beau » en lui tendant la main. J’écris actuellement poèmes et textes en me laissant inspirer par des toiles, des sculptures, des photographies. Les mots viennent s’unir aux images ou les complètent, les uns rendant les autres plus extraordinaires encore. Cette démarche de créer des poèmes à partir d’œuvres d’art permet aussi d’innombrables rencontres avec divers artistes de styles très différents et de multiples pays. C’est une manière de se rapprocher de l’autre afin que tous, déjà à travers les arts, puissions apprendre à nous connaître et à partager ainsi quelques moments d’union respectable. Dans la joie de la création et de l’art, c’est-à-dire de la vie.







Je voulais te voir partout, alors je cherchais des images de toi, toi que j'avais perdu il y a longtemps au bord du temps où tout s'est rompu, lorsque les vents ont chassé les discours et l'impromptu s'en est allé où rien ne pouvait le toucher. Même les regrets se sont dispersés, morts de misère, déchus, étranglés de n'être que soupçons d'inachevés, perdus sur le chemin de la vérité. J'ai repris goût aux couleurs auréolées du sommet des forêts, lentement j'ai franchi, parcouru les routes vers un autre, une tendresse à la main, je n'étais plus que cet outrage enseveli, une paresse du bonheur, un oubli du paradis.



Complainte ridicule I Tu me manques, c'est atroce
C'est ridicule aussi
Voilà, c'est ridicule, c'est dit, maintenant je n'ai l'air de rien
Je ne suis que ce presque rien, un mélange de tout qui s'est dissolu
Je sais, c'est encore plus ridicule, peut-être nul, cru ou désoeuvré
Et tu voudrais
Quoi donc ?
Que je dise patentée comme est jolie mon humanité
Je ne trouve pas mon humanité belle
A peine cérémonieuse, laborieuse, irrévérencieuse
Tellement cruelle
Et tu souris
Voilà, tu as compris, qui je suis
C'est pour cela que j'étais fade et triste
Adorable moraliste
Où d'une seule pensée lentement tu me ramenais
Simplement à exister
Vraiment à t'aimer
Alors malgré la mort
Je t'aime encore.




Exister c'était un peu comme ça pour moi, un peu en haut, un peu en bas, froissé, plié, broyé, chantant, criant, hurlant, vociférant, découvrant au loin l'un de ces sourires aux lèvres qui vous déchaîne de l'intérieur, du tréfonds du cœur, l'âme attachée aux années, aux reflets des peaux enflammées, ainsi j'ai erré et me suis malencontreusement écrasé au bord de la peine, sous les yeux ébahis de celui que je n'étais pas devenu. Alors je suis remonté dans le carrousel et que l'on me croie ou pas, le dernier tour valait bien tous ces échecs passés. J'avais enfin appris à ne pas m'agripper, et j'ai réussi à m'envoler.



This cruel necklace
Surrounding the breath
When someone forgets peace
I lost all mind in the camp of death
I broke tears without any hope of being safe
But they're still rolling, rolling down to the promised kiss
All creatures are fighting, featuring until that infinite land
Where are you Man
Hidden voluntary sign of the future demand
Love, love was the bounding lane
And you fall, fall as the giant
Paying the fine, asking the whole
I pray in the silence overall
You kept my soul
Why
The whisper is not a simple crop from a core
It's even more
You laid truth far away
And you disappeared, you borrowed me that day
Look around, here I stay
Caught by this dying purple love
I forever beg your honesty above
I plough in widening cherished fields and groves
But all breaks or cuts then what's about scrawls
What happened to burning roles
When I've tried to play characters and fellows
Down, down lays the final cup
The wished but never granted sirup
Now I'm trembling
No I'm not leaving
Face to the dark brown answer
Of my own shadow, my right emperor
I realize how cold is the blood pain
Harsh, alone, broken
I 'm bleeding, diving in bushes of hurtings
It's vain, vain daring personal climbings
You gave, run, shouted
Then none, nothing varied
Just a help, a symphony naked
Don't stay burried
I'm away, not seeing you anymore is a trap
A verity coming to me like a bleeding lack
Who else
Pure wandering time killing all my previous births
And the step forward like a pearl
They want, want from days essential search
A Life, the real last whirl






I went there, you know, where you come from, where souls touch the world and life meets eterniy. I stayed there, where my eyes found pure colors, where wind has his home. Now I just remember you, the sign, the tree, the clear path over the truth, the memory of ever, the purple heart.