Véronique Champollion.

v.champollion@orange.fr


Deux expériences peuvent éclairer ma pratique actuelle.

À trois ans, je peins puis découpe des fleurs en papier pour les coller sur une plante verte, un caoutchouc que je trouvais triste.

Plus tard, je crayonne pendant le cours de communication visuelle option sémiologie, aux Arts déco, et décide de dessiner à la manière d'Hubert Robert.

Mes premières peintures exécutées devant la télévision étaient un jeu de saturation de signifiants arbitraires au point que la polysémie qui aurait pu découler des rapports de ces signes entre eux se réduisait à un seul signifié : matraquage d'images, voir parfois chatoiement d'un tapis oriental compliqué.

Compliqué ?

Bornons-nous, au point de vue cosmique, à accepter ce qui est, compliqué de ce qui peut être. Le réel est l'asymptote du possible ; le point de rencontre est à l'extrémité de l'infini. (Victor Hugo, Les travailleurs de la mer)

Je continue donc à mettre des fleurs sur l'arbre à caoutchouc, et à jongler avec les signes, photos, images récupérées ou peintes souvent façon XVIIIe et considère, toujours avec Hugo :

Puisqu'il y a la comète, il peut bien y avoir le python. Le bout de l'ombre ne peut pas plus être trouvé que le bout de la lumière.