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Impro du 28 septembre 2003

deuxième partie

 

captaine john

la-etc

Nosaj,

stantigone

 

 

J'éteins

lentement le soleil se ferme

la nuit s'éveille.

Minutes ombreuses où les mots se rebellent.

L'air se charge de vapeurs électriques

imbibe d'étincelles humides notre boite crânienne

énergie ancestrale qui éveille les spectres infidèles

les lémures flambeurs qui ouvrent des fissures

succubes ricanants aux formes délirantes

harpies aux instruments de notre chair aimée.

 

 

Tout se ligue et déchire le drap du présent où je suis allongé.

l'envers du silence agite ses contours chaotiques

le futur se dessine et dissout le présent

en fantasmes et cris d'impuissance

aux racines putrides qui creusent en mon ventre

un mal inconnu qui m'arrache ses cris.

 

 

Insoumis, les désirs imaginent leurs leurres

dévaluent les formes obsolètes

les mœurs d'un autre age

rites perdus ressurgissent en cœur. vides de sang.

vides de vie

 

 

Mais là entre les miroirs avides

s'éclaire le vol des paroles lunaires

qui comme des chimères accrochées aux nuages

précipitent d'autres épouvantails

 

 

Un à un ils tombent dans le néant.

Le vide du monde.

Un gouffre infini

                                                        là où fluctuent les tranquilles réponses qui défont les frontières

réinventent l'instant

comme le vent invente le désert en refaisant les dune

la pensée qui réinvente l'idée .

 

 

L'image du vivant prend sa place.

Doucement elle file le temps en patient ouvrage

une dentelle savamment ajourée

dans le calme tissage des trames d'un rêve inachevé.

L'être existe et l'autre est en lui, avec lui

 

 

Miracles des paroles mirages qui tissent les saisons

les changements et leurs incertitudes.

 

 

 

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Impro 24 janvier 2004-janvier 2004

 

 

                                                        passage dans l'entre -deux des saisons

                                                        dans une couverture brumeuse d'un matin froid

                                                        seul le printemps possède la floraison

                                                        qui suit le règne de l'hiver roi

en nous plongeant encore dans une longue nuit

                                                        paroles vivantes qui disent le temps

                                                        je dépoussière l'image de mon enfance

pleine d'illusion a un bonheur utopique

regret d'avoir grandi ou regret dune autre vie

impatience des désirs qui pétrissent les heures

mais ce printemps ne donnera pas de fleur

la guerre la rage le désespoir présent en cet instant

retrouverais-je un jours tout ces moments dans ma mémoire

dans l'hors du temps qui tisse ses rivages

c'est peu, c'est beaucoup, enfin, ce n'est pas rien

tout est anéanti le cycle solaire a fait son temps

comme moi qui suis a la fin de mon existence et qui emmène avec moi tout mes rêves

dans l'entre-deux des jours impermanents.

 

 

Impro 24 janvier 2004-janvier 2004

 

<@lla-etc> passage dans l'entre -deux des saisons

<lafee-des-fotes> dans une couverture brumeuse d'un matin froid

<Bagheera_du_Sud> seul le printemps possède la floraison

qui suis le règne de l'hiver roi

<lafee-des-fotes> en nous plongeant encore dans une longue nuit

<@lla-etc> paroles vivantes qui disent le temps

<Bagheera_du_Sud> je dépoussière l'image de mon enfance

pleine d'illusion a un bonheur utopique

<lafee-des-fotes> regret d'avoir grandi ou regret dune autre vie

<@lla-etc> impatience des désirs qui pétrissent les heures

<Bagheera_du_Sud> mais ce printemps ne donnera pas de fleur

la guerre la rage le désespoir présent en cet instant

<lafee-des-fotes> retrouverais-je un jours tout ces moments dans ma mémoire

<@lla-etc> dans l'hors du temps qui tisse ses rivages

<Bagheera_du_Sud> c'est peu, c'est beaucoup, enfin, ce n'est pas rien

tous est anéanti le cycle solaire a fais son temps

<lafee-des-fotes> comme moi qui suis a la fin de mon existence et qui emmène avec moi tout mes rêves

<@lla-etc> dans l'entre-deux des jours impermanents.................

 

 

 

 

 

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IMPRO 29 sept.

captainnejohn

ellissi

lafeedesfautes

lla-etc-stantigone

 

Deux étoiles qui se réveillent

un visage qui s'émerveille

rencontre de deux saisons

croisement de l'horizon

et de la terre prégnante.

 

Un regard qui n'est pas tien

et qui ne ressemble pas au tien

qui vient frôler notre silence.

 

Mais le silence n'est rien

que le laps d'ennuis qui nous berce.

 

Un remords dans mon âme franche

qui nous mène à outrance vers mon berceau

vers la parole des solitudes d'enfance

qui tous les soirs se balancent

vers les errances des souvenirs sans avenirs.

 

Avec nos mots qui ne peuvent sortir

avec nos désirs qui chuchotent

et nos sentiments qui capotent.

 

Comment pouvoir vous dire ce qui nous emporte

vous raconter nos illusions étoilées

nos désordres de champs tout enluminés

des étiquettes de nos renoncements ?

 

Visages qui se taisent et parlent en échos

dansent comme un air de tango

moitié combat, moitié couple

un peu loin, là bas

et puis plus proche

et mieux sentir votre approche.

 

Inventer le visage de l'absence

dire le visage de l'autre

et ne plus se souvenir de l'apôtre

qui pour trente sourires

a perdu son âme dans le regard d'une danseuse endiablée

a retrouvé son avenir dans la mer des regards qui questionnent

dans les rides qui ovationnent

les passés et les cœurs encore là.

 

Tout perdre pour enfin découvrir l'abîme inconnu qui appelle

traverser les rives blanches des peurs qui nous retiennent

pour enfin vivre.

 

 

 

 

impro

jason, la etc                                    

 

 

j'ai vu la pluie au bord de tes yeux

les traces blanches des silences

comme nuages au ciel de ton cœur

comme rivages au loin des attentes

 

j'ai vu le soleil au coin de tes lèvres

posés sur elles comme roses des sables

dessinant les contours d'étranges fleurs de sens

 

j'ai vu ton cou se prêter au baiser

tes yeux s'éclairer dans l'accord de nos phrases

comme cillent les phares sur les vaques qui dansent

dans le rythme incernable des paroles filantes

mais je suis loin de toi et mes mains te dessinent

nuancent les couleurs des gestes invisibles

sculptent l'air de la nuit pour lui donner ta forme

inventent tes saisons

pour un jardin d'Amour

 

 

 

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Impro 17 Janvier 2004

 

 

 

<@lafee-des-fotes>                                                        toi le nouveau qui à pas lent vient vers moi

<+lla-etc>                                                                  passe entre les jours indéfinis

<+nosaj>                                                                  sans déranger les rides du temps

<+cristaline_du_68>                                                        tu emmènes avec toi tous tes tourments

<+lla-etc>                                                                  dévale les collines impatientes

<+cristaline_du_68>                                               vers un nouveau pays qui te tente

<@lafee-des-fotes>                                               ton regard ton visage ta silhouette me fait voyager

<+lla-etc>                                               traverser les frimas des vitres du silence

<+nosaj>                                                                  qui habille le ciel de nuages

<@lafee-des-fotes>                                                                            et qui par un coup de vent m'engouffre avec

toi dans des songes de ton lointain

<+cristaline_du_68> 

tu                                                                        vas vers un avenir incertain

<+lla-etc>                                               dans la joyeuse inexactitude des heures

<+nosaj>                                                                  que le souffle du temps emporte à l'infini

<@lafee-des-fotes>                                                        vers moi ton esprit qui m'habite un instant

<+lla-etc>                                                                  et converse entre deux d'un futur qui navigue

<+nosaj>                                                                  aux mains de corsaires mystiques

<@lafee-des-fotes>                                                                           du rêve de ton pays ailleurs loin du mien que

mon âme imagine

 

 

<+lla-etc>                                                                            frontières sans contours dans l'envers de nos mots

<+nosaj>                                                                  traçant dans l'univers d'impalpables étoiles

 

 

 

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Impro 6 décembre 2003

 

 

Lafeedesfotes

Stantigone

Victoriahh

Antoine,

daxc

Artic

 

 

Thème : le mensonge

 

je vous ai dit que c'était vrai ...

mais qui se souvient du tout premier mensonge

que la rivière a débordé

                                                                           j'ai trop fait pleurer les poissons

qui nageaient dedans(Dionysos)

pour un amour ou pour de la déraison

mais mensonge ou omission ? Lequel est mensonge ?

Je vous ai dit que c'était vrai

embellir, punir ou trahir bonnes raisons

la vérité est ce un mal un plaisir qui ronge?

Dans notre tête pour nous emmener à des songes

ou des mé-songes inconscients du mal

alors on arrange quand elle dérange la vérité

ai-je raison de vous le dire ? Réponse fatale ...

Dans notre tête pour nous emmener à des songes

nés d'une rose ma femme a la douceur d'un pétale

prendre ses désirs pour réalité banale

qui dans un tourbillon de vent me fait rougir de plaisir

mais ce mensonge est-il réellement bancal ?

 

Je vous dis que c'est une réponse idéale..

la vie sans couleurs faut-il rester ou partir

pour aller ou pour qui pour

quel avenir dans le mensonge

triste réalité, paradoxe des mots, élixirs ?

 

Goût amer du temps conjugué au présent

sans eux nous serions pour certains que des passants

le mensonge devient une reconnaissance

aux yeux des hommes

tours de passes-passes conjugués dans le présent

 

Je vous ai déjà dit que c'était vrai ...

Ses souvenirs inventés, tracés à la craie

Qui doivent rester derrière moi

Pour que je puisse tirer un trait

Oui, tirer un trait, mais ma mémoire est là, impitoyable

 

Mais me croyez-vous ? S'il vous plait...

Qu’ils soient petits ou cachotteries royales.

 

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Pro samedi 29 novembre 2003

Sax

Lave destins

la etc., nosaj,

st antigone

 

Elle regarde passer les étoiles filantes

qui illuminent ses rêves d'enfant

qui tracent dans le noir des signes du passé

et disent aux enfants l'infini qui s'échappe

de nos lunettes myopes et en kaléidoscope.

 

Que peuvent bien faire ces lumières enivrantes

dans l'interlude ouvert des orbites a venir ?

 

Papillons éphémères aux ailes de météores

branches de peupliers aux fruits dessinés par les soleils

 

Elles finissent leurs jours en lumières éphémère

en créant des poussières qui nous donnent regard

pépinière des rêves qui habitent les hommes

et les bêtes, tous ombres et vides qui attendent nova

 

Elle rêve de lumière mais c'est bientôt l'aurore

et le vol des moineaux redira l'impatience

et la joie des enfants au soleil revenu.

 

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Impro mercredi 29 octobre

st antigone

la-etc

 

 

 

1:46 (st-antigone)                                         virtuosité du beau, tu ne t'inscris pas dans la mémoire

21:47 (@lla-etc                                             tu y laisse un son, un parfum, un sillage

21:48 (st-antigone)                                       qui amuse la pluie froide et boueuse

21:49 (@lla-etc                                             qui déchire les lampions de l'ennui, remue la vase des

oublis

21:51 (st-antigone)                                       le laid est ton frère tant aimé, ta plaie aux yeux des autres

21:55 (@lla-etc                                            si loin, si proche l'horreur vocifère dans sa robe

éclatante

21:56 (st-antigone)          

toi celui qui ne dit rien et lui qui veut dire,

 

21:59 (@lla-etc|     

cherchant un passage

hors des mirages des harmonies sans fond

 

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lla-etc                                                                   le mensonge a grandi dans les rigoles en pentes

22:04 st-antigone                                                   il gronde, il glisse le terrain en boue,

22:05 lla-etc                                                          il invente des ponts et construit des barrages

22:06 st- antigone                                                  des bras et jambes en terre qui gesticulent

22:07 lla-etc                                                          des mots d'acier tranchants, découpant le silence

22:09 (st-antigone)                                                 un pantin vide de son être reste pantelant

sur l'étagère démantibulée

 

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Session Start: Wed Nov 12 20:59:46 2003

Session Ident: #impro-caravan

 

 

 

J'ai pas de jour. De l'eau dans ma bouche. Partout. Il fait noir.

De mon age, de ce que je me souviens, suis-je née en mai ou avril ?

que dire des semaines envolées dans l'entre-deux marées traversantes ?

 

Oui c'est bien moi je m'enfonce dans l'eau et dans mon age mais qui est quoi

qu'ai je fait des années prises à la lumière des pièges infinis ?

Compter les secondes, les minutes, l’heure, les années.

Chaque instant du calendrier je l'ai marqué

par ma vie ma peau mes sos et tout mon vécu de chaque jours

 

Mais pourtant, ici, conversent les images et les voix de l'enfance toujours renouvelée

je suis dans le sein de ma mère il fait noir et j'ai de l'eau dans ma bouche

et chaque jour s'écrit sur mon corps-parchemin

 

chaque pli cache mon histoire, les pas de mon chemin

chemin de mon histoire qui longue fut elle cette vie elle fut

des rigoles de jours dans les flaques des heures où courent les brindilles

je ne compte pas je ne compte plus seul le souvenir compte

me laissant à jamais le goût de l'infini

 

 

 

 

 

[22:30] <@CaptaineJohn>j'ai pas de jour. De l'eau dans ma bouche. Partout. Il fait noir.

[22:34] <@lafee-des-fotes>de mon age de ce que je me souvienne suis-je née en mai ou avril que dire

[22:36] <@lla-etc|out>des semaines envolées dans l'entre-deux marées traversantes

[22:37] <@Lullue>oui c'est bien moi je m'enfonce dans l'eau et dans mon age mais qui est quoi

[22:38] <@nosaj>qu'ai je fait des années prises à la lumière des pièges infinis

[22:40] <@CaptaineJohn>compter les secondes, les minutes, les heure, les années. Chaque instant du calendrier je l'ai marqué.

[22:41] <@lafee-des-fotes>par ma vie ma peau mes sos et tout mon vécu de chaque jours

[22:43] <@lla-etc|out>mais pourtant, ici, conversent les images et les voix de l'enfance toujours renouvelée

[22:45] <@Lullue>je suis dans le sein de ma mère il fait noir et j'ai de l'eau dans ma bouche

[22:47] <@nosaj>et chaque jour s'écrit sur mon corps-parchemin

[22:49] <@CaptaineJohn>chaque pli cache mon histoire, les pas de mon chemin

[22:51] <@lafee-des-fotes>chemin de mon histoire qui longue fut elle cette vie elle fut

[22:52] <@lla-etc|out>des rigoles de jours dans les flaques des heures où courent les brindilles

[22:54] <@Lullue>je ne compte pas je ne compte plus seul le souvenir compte

[22:58] <@nosaj>me laissant à jamais le goût de l'infini

 

 

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Etrange coïncidence de ce moment heureux

rencontre hasardeuse qui fait briller les yeux

quand tout se dit à l'envers des ourlets des coutumes

c'est l'étrangeté que l'on exhume

parée de ses diamants aux reflets incertains

transhumances rares de ses voiles arachnéens

de ses nacres en perles de fortune

penchée aux balustrades éphémères des moments de l'oubli

l'étrange est la et je réfléchis

épeire délicate en quête de vie fraîche

sombre créature aux allures délicates

aux chemins sinueux de parfums en couleur

dans les pierres roulantes d'avalanches sans nom

je te trouve et te retrouve si troublante si magique

tes épées de lumière écrivent l'avenir

tes fils entrelacés où les notes s'inscrivent

toujours et sans fin, à l'envers des ourlets des coutumes

 

 

<@VICTORIAah>Etrange coïncidence de ce moment heureux

[23:05] <@CaptaineJohn>rencontre hasardeuse qui fait briller les yeux

[23:10] <@lla-etc|out>quand tout se dit à l'envers des ourlets des coutumes

[23:10] <@Lullue>c'est l'étrangeté que l'on exhume

[23:12] <@nosaj>parée de ses diamants aux reflets incertains

[23:14] <@VICTORIAah>transhumances rares de ses voiles arachnéens

[23:16] <@CaptaineJohn>de ses nacres en perles de fortune

[23:20] <@lla-etc|out>penchée aux balustrades éphémères des moments de l'oubli

[23:23] <@Lullue>l'étrange est la et je réfléchis

[23:23] <@nosaj>épeire délicate en quête de vie fraîche

[23:25] <@VICTORIAah>sombre créature aux allures délicates

[23:31] <@CaptaineJohn>aux chemins sinueux de parfums en couleur

[23:33] <@lla-etc|out>dans les pierres roulantes d'avalanches sans nom

[23:36] <@Lullue>je te trouve et te retrouve si troublante si magique

[23:37] <@nosaj>tes épées de lumière écrivent l'avenir

[23:38] <@VICTORIAah>tes fils entrelacés où les notes s'inscrivent

[23:39] <@CaptaineJohn>toujours et sans fin, à l'envers des ourlets des coutumes

Session Close: Wed Nov 12 23:46:31 2003

 

 

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Alexis62 -la-etc

 

j'ai vécu un épisode entre chien et lune

dans le sable léger de mes yeux

la parole

qui traverse les goûts des gestes invisibles

retentit en toi comme en moi de toute sa palette colorée

des traces

des éclats de lumières que l'instant dévisage

enveloppent le bleu du ciel et signent le regard de la fenêtre

 

quel est ce regard qui redit le miracle des nuits?

quelle est cette main qui s’écoule dans mes rêves ?

un signe à peine ébauché dans l'entre deux des blanc

un silence étendu dans l'entour de la paupière

dans l'inaudible murmure des peurs

sombres coulures

 

et quand je te dirai que le soir n'est que l'envers de tes yeux

l'empreinte révélée des mots phosphorescents

alors tu sauras que la vie est dans le décor de tes rires

dans la tranquille et involontaire rencontre des rivages inventés

dans l'invention des doigts de la marée montante

 

là où les couleurs conversent dans le ressac des jours

où les mots chantent la brise de toutes les pendules

dans cette absence retrouvée qui accepte l'orage et les écumes

et dans le retour de toutes les saisons qui surplombent ton front

 

alors suspendus aux sillages du vol fou des moineaux

nous referons le parcours de la treille au rivage

nous lâcherons les lierres et franchirons les sables

paroles fluctuantes

et nous redirons en secret le parfum qui tapisse la fièvre de ton regard éloigné

 

et là posés dans le bord des errances

entre chien et lune

nous parlerons de la pluie de toutes les musiques du monde

et des reflets perdus dans l'incompris des formes à retrouver

 

alors nous pourrons nous retourner sur l'ombre de la mer

traverser l'imprévu des vagues éphémères

et retrouver le point d'où naquit la vague de nos phrases écorchées

une clairière au carrefour des mots

et nous regarderons ensemble les couleurs que tu auras semées sur le temps

les traces lumineuses des gestes voyageurs

et je redessinerai ton visage paradoxal à l'aide de mes mots scellés

un à un déposant des accents et des courbes

et colorant l'iris de tes yeux par un seul mot échevelé

qui traverse en riant l'échos de nos mémoires

et j'aurai alors atteint l'espace de ta tranquillité revenue

de l'un à l'autre dans l'imperceptible miracle des phrases évadées

et mes doigts parleront aux tiens de la source des couleurs que tu rêveras de nouveau